Comment jouer au solitaire : le guide pas à pas pour débutant
Mis à jour le par Kevin de l'équipe Solitaire-en-ligne.com.
Le principe tient en une phrase : déplacer toutes les cartes vers les 4 fondations, de l'As au Roi, une famille par enseigne. Tout le jeu consiste à débarrasser le tableau intelligemment pour y arriver. Voici la méthode complète, pas à pas — puis le jeu juste en dessous pour pratiquer immédiatement.
Testez immédiatement ce que vous venez d'apprendre
Pas besoin de compte ni de téléchargement : la partie se lance ci-dessous — appliquez chaque étape au fur et à mesure. Vous préférez la version plein écran ? Ouvrir le solitaire en plein écran.
🎉 Félicitations !
La table de jeu : 3 zones à connaître
- Le tableau : les 7 colonnes centrales où l'on déplace les cartes. C'est là que tout se joue.
- Les fondations : les 4 cases où montent les familles, de l'As au Roi. Elles ne redescendent jamais.
- La pioche (le talon) : les 24 cartes restantes, retournées une à une (tirage 1) ou trois par trois (tirage 3).
Étape 1 : la mise en place
On distribue 28 cartes en 7 colonnes : 1 carte sur la première colonne, 2 sur la deuxième, et ainsi de suite jusqu'à 7 sur la dernière. Dans chaque colonne, seule la carte du dessus est retournée face visible ; les autres attendent, face cachée. Les 24 cartes qui restent forment la pioche.
Étape 2 : les coups autorisés au tableau
Une carte visible peut être posée sur une carte de valeur immédiatement supérieure et de couleur opposée : un 6 de cœur sur un 7 de pique ou de trèfle, jamais sur un 7 rouge. On peut déplacer aussi bien une carte seule qu'une pile déjà construite en descente alternée. Une case vide n'accepte qu'une seule chose : un Roi.
C'est la règle la plus importante du jeu : quand vous dégagez la dernière carte posée sur une carte face cachée, celle-ci se retourne automatiquement. Retourner ces cartes cachées est le moteur de toute la partie.
Étape 3 : la pioche
Lorsque plus aucun coup n'est possible au tableau, on tire dans la pioche. En tirage 1, chaque carte retournée devient jouable immédiatement, et une fois le talus épuisé, on le retourne et on recommence — sans limite. Au tirage 3, trois cartes tombent ensemble et seule la troisième est accessible : il faut planifier ses cycles de pioche, la difficulté monte d'un cran.
Étape 4 : gagner la partie
Dès qu'un As apparaît, il part fonder sa famille. On empile ensuite chaque enseigne dans l'ordre : 2, 3, 4... jusqu'au Roi. La partie est gagnée quand les 4 familles sont complètes — 52 cartes rangées. En tirage 1, environ 20 % des donnes sont gagnables avec un jeu optimal : chaque victoire se mérite, et c'est ce qui rend le jeu attachant depuis deux siècles.
Le vocabulaire du solitaire : cartes, enseignes et fondations
Pour progresser — et pour comprendre les règles des autres variantes comme le FreeCell — il faut connaître les mots du jeu. Les voici, simplement.
- Les 52 cartes : 4 enseignes — pique ♠ et trèfle ♣ (les noires), cœur ♥ et carreau ♦ (les rouges) — de 13 valeurs chacune : As, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, Valet, Dame, Roi. L'As est la plus petite carte (elle démarre les fondations), le Roi la plus grande.
- Les figures : le Valet, la Dame et le Roi. Ce sont elles qui coincent le plus souvent les parties : un Roi mal placé bloque une colonne entière.
- La fondation : chacune des 4 piles d'arrivée, une par enseigne, que l'on construit dans l'ordre de l'As au Roi. Une carte montée en fondation ne redescend (presque) jamais : c'est la sortie définitive des cartes.
- Le tableau : les colonnes centrales où l'on déplace les cartes en descente alternée (rouge sur noir, noir sur rouge). C'est votre atelier : tout le jeu s'y organise.
- La pioche (le talon) : les cartes restantes, retournées une à une ou trois par trois selon le tirage. Au FreeCell, il n'y en a pas : tout est visible dès le départ.
- La cellule libre : une case de stockage temporaire pour une seule carte, spécifique au FreeCell. Pensez-y comme à une main supplémentaire qui tient une carte en attendant.
- La colonne vide : une colonne du tableau entièrement libérée. Au Klondike, seul un Roi peut s'y installer ; au FreeCell, n'importe quelle carte. Dans les deux cas, c'est l'espace le plus précieux de la table.
Les 4 erreurs de débutant
- Piocher alors qu'un coup existe au tableau. Chaque coup joué avant de tirer est un coup gratuit. Ne tirez que lorsque plus rien ne bouge.
- Boucher une case vide avec un Roi inutile. Un Roi posé sans plan bloque une colonne entière. La case vide est précieuse : on ne la sacrifie que pour un Roi qui libère quelque chose.
- Ignorer les cartes cachées. Avant chaque coup, demandez-vous s'il existe une façon de retourner une carte cachée plutôt qu'une autre. C'est LA priorité du joueur qui progresse.
- Monter les fondations trop vite. Monter une famille jusqu'au Roi retire des cartes utiles du tableau. Gardez parfois un 5 ou un 6 en réserve tant que le tableau en a besoin.
Une fois ces réflexes acquis, votre taux de victoire grimpe vite. Pour aller plus loin, nos 7 conseils pour gagner au solitaire détaillent la stratégie complète, et les statistiques de victoire par variante donnent les repères de difficulté.
Et après ? Les variantes à découvrir
Vous savez jouer au solitaire classique — le monde des jeux de patience s'ouvre à vous :
- Le tirage 3 — la version corsée du classique, autour de 5 % de victoires.
- Le Spider Solitaire — deux jeux de cartes, 10 colonnes, la star de Windows : notre guide complet l'accompagne.
- Le FreeCell Solitaire — toutes les cartes visibles dès le départ, 4 cellules libres, 99,999 % de donnes gagnables : zéro chance, que de la logique. Notre nouvelle page lui est entièrement consacrée.
- Les 32 variantes du site — de la Pyramide au Golf, toutes gratuites et sans inscription.
FAQ — Apprendre le solitaire
Quelles sont les règles de base du solitaire ?
Au solitaire classique, on étale 7 colonnes de cartes face cachée sauf la dernière de chaque colonne. On déplace les cartes au tableau en posant chaque carte sur une carte de valeur immédiatement supérieure et de couleur opposée, et l'on construit les 4 fondations de l'As au Roi, une par enseigne.
Combien de cartes faut-il pour jouer au solitaire ?
Un seul jeu de 52 cartes suffit. 28 cartes forment les 7 colonnes du départ, et les 24 restantes constituent la pioche que l'on retourne carte par carte en tirage 1, ou trois par trois en tirage 3.
Que faire quand on est bloqué au solitaire ?
Épuisez d'abord tous les coups possibles au tableau, y compris déplacer un Roi vers une case vide pour libérer une colonne. Ensuite, recyclez la pioche : en tirage 1, le talus se retourne sans limite, donc une carte bloquée finit toujours par revenir. Si rien ne bouge après plusieurs tours, la donne était probablement perdante.
Peut-on jouer au solitaire à deux ?
Le solitaire reste un jeu solo : chacun joue sa propre partie. Pour se confronter aux autres, le Défi du jour propose la même donne à tous les joueurs : même départ, seul le talent fait la différence.
Quel solitaire choisir pour débuter ?
Le Klondike en tirage 1, celui proposé sur cette page : une carte de pioche à la fois, des parties courtes et environ 20 % de donnes gagnables. Une fois à l'aise, passez au tirage 3 puis explorez le Spider ou le FreeCell.