Le solitaire : le jeu de cartes solo, ses règles et ses variantes

Mis à jour le par Kevin de l'équipe Solitaire-en-ligne.com.

Le solitaire est un jeu de cartes qui se joue seul. Un joueur, un jeu de 52 cartes, un objectif simple en apparence : tout ranger. Jouez la partie ci-dessous, puis lisez la suite si vous voulez comprendre les règles communes, les grandes familles de variantes et laquelle choisir.

Jouez au solitaire

Le Klondike en tirage 1 carte : le solitaire classique. Aucun compte, aucun téléchargement — la partie démarre immédiatement. Version plein écran : ouvrir le Klondike plein écran.

Qu'est-ce que le solitaire exactement ?

Le solitaire est un jeu de cartes à un seul joueur. Le but, dans la quasi-totalité des variantes, est le même : redistribuer un paquet mélangé en quatre fondations ordonnées, une par enseigne, en montant de l'As au Roi. Les cartes de départ sont étalées en colonnes — on dit le tableau — et le joueur les déplace selon des règles de construction définies par la variante.

La différence avec les autres jeux de cartes tient en une phrase : il n'y a pas d'adversaire. Le hasard de la distribution fait office d'adversaire, et la compétence consiste à réduire son impact. C'est un jeu de patience au sens propre : on ne gagne pas en calculant plus vite, mais en enchaînant les bons coups dans le bon ordre.

Les règles communes à tous les solitaires

Si les variantes diffèrent, elles reposent toutes sur trois mécanismes identiques. Les comprendre, c'est comprendre n'importe quel solitaire :

1. Le tableau. Les cartes sont étalées en colonnes, faces visibles et faces cachées. On ne déplace qu'une carte visible, et retourner une carte cachée est presque toujours le coup le plus utile à jouer — c'est lui qui ouvre de nouvelles possibilités.

2. La construction. Pour empiler une carte sur une autre, elle doit être de rang inférieur d'un cran, et souvent de couleur opposée : un 6 rouge sur un 7 noir. Les As démarrent les fondations, et les Rois occupent généralement les colonnes vides. La règle exacte est ce qui distingue une variante d'une autre.

3. La pioche. Selon les jeux, on retourne 1 ou 3 cartes à la fois depuis la pioche, avec un nombre de passes limité ou non. C'est le paramètre qui change le plus la difficulté : tirage 1 est nettement plus facile que tirage 3, pour un même jeu de départ.

Une partie se gagne quand les quatre fondations sont complètes. Elle se perd quand la pioche est épuisée et qu'aucun déplacement n'est plus possible.

Les grandes familles de solitaires

Les centaines de variantes existantes se rangent en quatre familles. Savoir laquelle vous jouez vaut mieux que connaître dix titres par cœur :

La famille Klondike. C'est LE solitaire au sens courant — celui de Windows. Sept colonnes, 52 cartes, on alterne les couleurs et on remplit quatre fondations. Toutes nos déclinaisons en découlent : tirage 1, tirage 3, et les versions à plusieurs jeux (double, triple, quadruple).

La famille Spider. Deux jeux de 104 cartes, dix colonnes, et une exigence supplémentaire : on ne retire une suite complète que si elle est de même enseigne. Le jeu le plus stratégique de la famille, avec des versions à 1, 2 et 4 couleurs — voir le dossier Spider.

La famille FreeCell. Toutes les cartes sont visibles dès la distribution, et quatre cellules libres servent de zones de transit. Presque aucune part de hasard : voir le dossier FreeCell.

Les solitaires à paires. On ne construit pas de suites mais on retire des paires qui totalisent 13. C'est la famille de Pyramid et Tri Peaks, plus visuels et plus rapides à jouer.

Quel solitaire choisir selon votre niveau

Pour aller plus loin sur les noms : la patience et la réussite sont les deux appellations françaises du même jeu, chacune avec son histoire. Et si vous cherchez surtout à comprendre par où commencer, le guide du débutant prend le problème pas à pas.

Questions fréquentes sur le solitaire

Le solitaire, c'est quoi exactement ?
Un jeu de cartes à un seul joueur. Le but : ranger les 52 cartes en quatre fondations, de l'As au Roi, en les déplaçant depuis un tableau de colonnes. C'est le jeu installé sur Windows depuis 1990, sous le nom de Klondike.
Pourquoi y a-t-il autant de variantes de solitaire ?
Parce que le principe est simple et se décline à l'infini : changer le nombre de colonnes, de jeux de cartes, les règles de déplacement ou la façon de piocher suffit à créer un jeu différent. On en compte plusieurs centaines, réparties en grandes familles : Klondike, Spider, FreeCell, les solitaires à paires, les solitaires sans pioche.
Quelle variante de solitaire choisir pour débuter ?
Le Klondike en tirage 1 carte : c'est le solitaire classique, celui que tout le monde connaît, et le plus indulgent. Ensuite, le Spider à une couleur et le FreeCell sont d'excellents deuxièmes jeux, plus stratégiques sans être punitifs.
Solitaire, patience, réussite : est-ce le même jeu ?
Oui, ce sont trois noms du même jeu selon les pays et les époques. « Patience » est le nom historique européen, « réussite » le nom français traditionnel, et « solitaire » le nom anglais devenu dominant. Les Américains disent solitaire, les Britanniques patience.
Peut-on jouer au solitaire sans inscription ?
Oui. Toutes les variantes de ce site se lancent directement dans le navigateur, sans compte, sans téléchargement et sans installation.

Sources et vocabulaire

Les règles décrites ici sont celles communément admises pour chaque famille de solitaires ; les variantes de détail changent parfois d'un pays à l'autre. Les nombres de variantes annoncés (32 sur ce site) sont vérifiables sur la liste complète des jeux.

Les noms français — patience, réussite — sont les plus anciens ; le mot solitaire s'est imposé par l'usage. Les trois désignent le même jeu.